2020/01/11


Vis et travaille à Saint-Etienne



EXPOSITIONS________________________________________________________________________
2019 Patricia Dubien / Isabelle Faccini . Fluxlibre, St-Just-St-Rambert (42)
         BH8N Lieu D'art Association Geneviève Dumont,  Pollionnay (69)
2018 Isabelle Faccini / Philippe Millon. Esox Lucius, St-Maurice lès Châteauneuf.(71)
       « Rendez-vous 2018 ». Magdalen road studio. Oxford. ( Angleterre)
2017 Parcours dans les chapelles. Haute-Loire (43)
       «les grigris». Pièces sonores. Diffusion. Médiathèque J. Verne. La Ricamarie (42)
2016 « Protubérances ». Exposition à 4 mains avec Barbara Couffini. Médiathèque J. Verne. La
        Ricamarie (42)
2015 « La porosité des contours ». Médiathèque J. Verne. La Ricamarie (42)
2014 « Mise à jour ». Exposition collective. St-Etienne
2013 MAPRA. Lyon (69)
2012 « Les impondérables ». La cour. St-Etienne
2010 Performance et exposition « Festival des musiques innovatrices ». Musée de la mine. St-
Etienne
2008 « De fil en aiguille ». Le Puy en Velay (43)
2005 « Malgré, et contre toute attente ». St-Privas d’Allier (07)
2004 Espace Vallès. St-Martin d’Hères (38).
2003 L’assaut de la menuiserie. St-Etienne
2001 « Et + si affinité ». Espace Vallès. St-Martin d’Hères(38)
GAC. Annonay (07)
2000 Galerie Art Dealer. St-Etienne
Culture et entreprise. Beaux-Arts d’Aix en Provence. (13)

PUBLICATIONS______________________________________________________________________
- Publication chez Jean-Pierre Huguet d’un leporello sur papier arche en 12 exemplaires.     Dessins,textes et vidéo. 2016
- Pièces sonores «les grigris»
- Pierre Rochigneux. « Le quatrième mur ». Utopia 2009/2010
- « Habits et habillages ». C Guillot. 2009
- Frédéric Diart. GAC. Annonay
- Françoise Leroux. Utopia. 2003/2004
- Daniel Maurin-Balmain. Périhérique n°43
- Laure Viel. Plaquette « Malgré et contre toute attente ».
- Françoise Leroux. « Le fil, les aiguilles, la peau »
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2015-2017 Résidence à la médiathèque J. Verne, la Ricamarie. Projet FIACRE



2019/02/11





"Les intuitions" 2018 - 40cm/50cm




"les anecdotes" 2017 - 25cm/25cm







"Les petites attaches" 2017 - 25cm/25cm

2018/05/24

2017/08/22


Les contours du corps, cet espace à géométrie variable entre le dedans et le dehors, ne sont en rien une surface étanche. Ils se définissent visiblement d’un côté; la surface de l’épiderme, le corps dans sa masse, son rapport à l’espace. Mais quelles épaisseurs de l’autre côté ? Jusqu’où la porosité ?
Quelle est la capacité de notre derme à cicatriser, à rejeter les éléments toxiques ? à s’assouplir ? Notre enveloppe comme une carte topographique en volume mais retournée, mise à l’envers ; les reliefs s’accroissant vers l’intérieur. Et les terrains sont en variations continuelles.

La théorie des ensembles commence en et par l’individu même. Entre ce qu’il détient, ce qu’il croit détenir, ce qu’il lâche et ce qu’il laisse entrer, ce qu’il ne voit pas entrer, ce qu’il endigue. Et se cristallisent par endroit on ne sait trop quoi, des pierres angulaires, des implants invisibles que seulement on touche, des creux, des boursoufflures, des plis.
Le mondes qui nous entourent - autres membranes - possèdent aussi ces espaces de porosité sans cesse en mouvement. Les contours des individus entre eux et ceux des ensembles sociétaux s’interpénètrent, se frottent, s’absorbent, se clivent. Avec quelle présence faisons-nous affaire ?
Nous sommes dés lors confrontés à cette variable des vitesses, des rythmes, des durées entre l’intérieur et l’extérieur, l’intime et le public, les extimes, le visible et l'opaque. Construire un espace entre. Un rétropédalage en quelque sorte. Une hétérotopie sans doute.

Ce que je questionne, c’est la dynamique de l'enveloppe, loin du simple réceptacle ; comment elle fonctionne, se crée, se lie, se fait passage.Celle du privé et celle du public. Celle de notre intime, de notre réalité et celle des mondes nous entourant, circonvolutions infinis, au-delà de nos territoires, allant peut-être jusqu’à la source et s’inter-croisant, parfois ; des intersections. Redéfinissant sans cesse nos territoires, nos frontières, nos bords, nos passementeries. Et lorsque les ensembles se séparent, que reste-t-il ? Des traces, des marques, des cicatrices, des vestiges, des ponctuations ?
Certainement une gageure que de chercher à vouloir lui en donner une forme. Ou simplement un jeu. Définissant les règles au fur et à mesure.

IF 2016